A Travellerspoint blog

À la découverte du Fish River Canyon

sunny 34 °C
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Une nuit perdues dans la montagne plus tard, nous décidons d'abandonner la visite de Lüderitz et de nous rendre directement au Fish River Canyon. En effet, en y allant dès à présent, nous aurons la chance de pouvoir y apprécier la pleine lune. La nuit nous ayant offert un premier aperçu de son intensité, il ne nous faut pas longtemps pour prendre notre décision. D'autant plus que nous nous posions la question depuis quelques jours de l'intérêt ou non de nous rendre de nouveau sur la côte, ce qui générait un détour de plusieurs centaines de kilomètres et de plus de dix heures de voiture.

Au matin, direction donc Hobas et le camping de la NRW pour quelques-unes des plus belles vues du canyon.

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Le coucher du soleil approchant, nous décidons de rester sur place espérant assister à un lever de pleine lune. En plus du spectacle, nous voulons repérer sa trajectoire afin de programmer le réveil à peu près au moment où elle passera au dessus du canyon, car nous avons bien prévu de capturer quelques photos de ce moment.
Au moment où nous commençons à parler de préparer à manger, nous sommes invitées par un groupe type "Nomad" que nous suivons depuis maintenant plusieurs jours. Nous profitons bien volontiers de ce repas bon et prêt, avant un merveilleux lever de pleine lune au-dessus du désert. Celle-ci semble monter très rapidement, nous programmons donc notre réveil pour 4h du matin...

Nous ne sommes décidément pas scientifiques et nous arrivons bien trop tôt au point de vue ! Nous finissons notre nuit dans la voiture au milieu du silence que nous offre la nature. Quelle bonne idée d'être restées en pyjama !
Il nous faudra attendre jusqu'à environ 6 heures du matin pour espérer apercevoir la lune sur nos photos. Le canyon est ensuite éclairé par le lever du soleil, avec la lune comme invitée.

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Après un petit déjeuner improvisé face au canyon, nous repartons, toujours en pyjama, à la découverte des pistes alentours, accessibles uniquement en 4x4. Nous découvrons alors les méandres du canyon sous toutes leurs formes, avec des vues à couper le souffle - qui rendent bien peu de nos impressions en photos...

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Après un rapide passage au camping pour nous changer et plier le camp, nous reprenons la route pour Aï-Aïs, à peine 67 kilomètres plus loin. Là se trouvent des sources d'eau chaude qui coulent naturellement à plus de 65°. Après plusieurs jours à avaler de longues distances de pistes, nous nous arrêtons pour un petit plaisir namibien : hôtel, restaurant, et surtout bains chauds !!

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Posted by Lucile.P 01:07 Archived in Namibia Comments (0)

En avant pour le Namib

sunny 35 °C
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Nous quittons Swakopmund assez tôt car nous craignons un peu la route pour Sesriem. Lorsque l'on parle avec les locaux, cette portion du trajet est la raison pour laquelle nous avons choisi de louer un 4x4.

Nous faisons un détour par Walvis Bay pour aller saluer la dune n°7, la plus haute de Namibie.

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C'est après cette portion que commence la route tant appréhendée. Deux cols et 345 km de route de montagne bien étroite puis de piste pas toujours rassurante (nous croisons une voiture dont le chauffeur a perdu le contrôle - heureusement plus de peur que de mal), nous arrivons aux alentours de Sesriem.

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Si comme les nuits précédentes, nous n'avons rien réservé, nous avons moins de chance cette fois-ci car le camping que nous visions est plein. En revanche, plus nous approchons de Sesriem, plus le ciel est noir, et nous sommes bien contentes finalement de ne pas dormir là-bas quand une pluie d'éclairs commence à tomber...

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Nous avons trouvé un camping un peu plus au Sud, ce qui nous permet d'éviter l'orage. Nous ne pouvons néanmoins pas éviter les traces de celui-ci : la rivière a envahi la route...

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Nous arrivons tout de même jusqu'au camping et avons le temps de planter la tente juste avant la pluie - qui heureusement ne dure pas.

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Nous rejoignons Sesriem le lendemain, avec deux objectifs : grimper la dune 45 et rendre visite au Deadvlei. Sur les conseils de notre hôte, nous arrivons à éviter la rivière débordante par un petit détour sur une route secondaire plutôt bien entretenue.

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Une fois passées les formalités d'accès au parc national, nous en prenons plein la vue sur la route pour Sossusvlei.

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Petit détour par la Dune 45, la célèbre dune du fond d'écran Windows. Au premier abord, tout semble avoir séché. Mais en s'approchant un peu, on remarque que la couche supérieure du sable est bien humide. Il fait déjà chaud lorsque nous arrivons, et je regrette le temps de la montée de ne pas m'être levée à la première sonnerie du réveil...

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Du sommet, l'immensité des dunes prend aux tripes, et l'on se sent immanquablement tout petit du haut du mastodonte.

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Nous reprenons la route pour Sossusvlei, où nous garons notre camion pour prendre la navette jusqu'à Deadvlei et Big Daddy. Nous pourrions nous y aventurer en solo étant donné que nous avons un 4x4, mais conduire dans le sable ne nous attire pas du tout. Ajoutez par dessus un puissant orage qui a tout inondé sur son passage, et nous confirmons notre premier choix de prendre la navette.

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Cette dernière nous pose devant Big Daddy, une des plus grandes dunes de Namibie. Il est midi passé et le soleil tape fort, nous nous contentons donc de l'observer d'en bas.

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Aux pieds de Big Daddy, caché dans le creux de la vallée se trouve le Deadvlei, autrement dit le "marais mort". Cette zone s'est créée il y a plusieurs centaines d'années, lorsque la rivière Tsauchab a débordé de son lit suite à un fort orage, et a laissé derrière elle plusieurs petites zones de marais, permettant la pousse d'acacias du désert. Le retrait de l'eau par la suite a asséché la zone et les dunes ont repris leurs droits. Faute d'eau, les arbres sont morts puis ont tellement séché qu'ils ne se décomposent plus. Il est dit que leur couleur noire est due à l'intensité du soleil qui règne sur la région. Ces arbres ont environ 900 ans.
Il faut noter que la rivière est dite "éphémère", et n'est présente qu'en cas d'orage ou de saison des pluies intense. En revanche, lorsqu'elle est alimentée en eau, elle devient rapidement un torrent puissant. Elle est ainsi à l'origine du canyon de Sesriem, qui se trouve juste à côté des célèbres dunes.

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J'ai essayé d'imaginer la vallée sous le ciel noir de la veille, et je me suis retrouvée dans ma tête dans un décor digne d'un film d'angoisse.

Nous reprenons la navette pour récupérer notre voiture. Nous remarquons que nous ne sommes pas les seuls aventuriers non téméraires du coin.

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Nous profitons d'être dans une zone "civilisée" pour déjeuner au restaurant du camping où nous voulions passer la nuit la veille. Nous apprenons alors que l'orage a causé une panne d'électricité généralisée, et que l'approvisionnement en eau se fait par un système de pompes... électriques !! Conséquence : pas d'eau au restaurant, pas d'eau au camping... Nous sommes finalement bien contentes de ne pas y avoir dormi !

Une fois restaurées, nous repartons en direction du Sud de la Namibie. L'objectif est d'atteindre Lüderitz en fin de journée, mais nous avons pris beaucoup de retard sur le programme en résistant au réveil le matin-même et il nous faudrait un peu plus de six heures pour faire la route. Une autre option donnée par notre hôte de la veille est de passer par une petite route secondaire, mais qui traverse le désert. Ne souhaitant toujours pas conduire dans le sable ni conduire la nuit, nous reprenons donc la route C27 en espérant trouver un endroit pour s'arrêter lorsque la nuit tombe.

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Nous nous arrêtons finalement à deux pas de Helmeringhausen, chez Barby, tellement heureux d'avoir des clients en cette saison qu'il nous propose un "appartement" rien que pour nous au même prix qu'une nuit de camping !

Posted by Lucile.P 13:36 Archived in Namibia Comments (0)

Traversée du Damaraland vers la Skeleton Coast

sunny 34 °C
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Nous quittons Etosha pour rejoindre Swakopmund. La route nous emmène à travers le Damaraland, pour rejoindre ensuite la Skeleton Coast, avant le désert du Namib.
En deux jours, nous traversons des paysages bien différents et tous fabuleux.

Le Damaraland est une région quasiment entièrement rouge. Avec ses rochers éparpillés et ses arbres secs, j'ai parfois l'impression d'être de retour dans l'altiplano sud-américain. L'absence de bitume donne un air encore plus sauvage à la route.

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Nous passons des heures sans croiser personne, sauf un cheval ou un troupeau par-ci par-là. Absorbées par tant de beauté, un détour volontaire de quelques dizaines de kilomètres se transforme en une boucle involontaire de plus de 100km et plus d'une heure de route... Cette erreur de navigation nous oblige à nous arrêter pour une nuit au milieu du désert de cailloux rouges. Après coup, considérant que nous aurions facilement pu prendre le temps, nous regrettons de ne pas y être restées une nuit de plus.

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Nous repartons le lendemain sur cette route merveilleuse pour en atteindre une autre : la Skeleton Coast. Réputée pour son brouillard épais et omniprésent, la côte atlantique de l'Angola à Swakopmund a hérité de ce surnom macabre en raison du nombre de navires ayant échoué sur le rivage. Certains sont même toujours là, tel des fantômes dans la brume.
Nous passons d'un décor "altiplanesque" aux dunes avec vue sur l'océan en un rien de temps. On croirait avoir sauté dans une autre dimension en un coup d'accélérateur. La route que nous empruntons est une gigantesque montagne russe, et les panneaux annonçant les virages ne sont pas de trop. Bien que peu nombreux, ils sont quasiment tous derrière une montée digne d'un parc d'attractions, et donc peu visibles avant d'être dessus.
Nous nous arrêtons en chemin pour pique-niquer et profiter de l'air marin avant d'atteindre notre destination.

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Nous arrivons à Swakopmund en fin d'après-midi et tournons un peu le temps de trouver un endroit où dormir. Une fois installées, nous rejoignons (encore !) une partie de la troupe Nomad pour dîner. Nous faisons un rapide détour par la plage, pour repérer les horaires d'ouverture du soi-disant meilleur fish&chips d'Afrique, raison pour laquelle Anaïs voulait s'arrêter ici. Horreur : le truck est fermé jusqu'à après notre départ. Nous avons beau être un peu en avance sur notre programme, il n'y a rien à faire ici qui justifie d'y rester presque deux jours de plus pour un food truck...

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Pour le dîner, Justice nous a donné rendez-vous dans un restaurant africain qui sert des plats traditionnels. La serveuse offre au groupe une portion à partager de vers mopane ou mopani selon qui en parle (chenille du papillon de nuit Madora, très présent en Afrique australe).

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Tout le monde se prête au jeu d'y goûter, mais peu d'entre nous apprécient... Pour ma part, je trouve que ça a un goût très prononcé d'anchois, et je déteste les anchois........ Heureusement, le reste des plats sera bien meilleur.

Nous avons prévu une petite session de sandboard le lendemain matin, en direct du parc national du Dorob. Qui dit parc national dit zone protégée, donc les "remontées" se feront uniquement grâce à la mécanique de nos jambes.

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L'activité n'a rien à voir avec ce que j'avais fait au Pérou. La descente se fait couché et tête en avant : adrénaline garantie... À la première descente, j'atteins plus de 40 km/heure ! La deuxième me sert à comprendre à quoi sert le casque, ma chute me faisant au passage avaler la moitié du désert. Finalement, après quelques autres "crash tests", la dernière descente sera la mieux maîtrisée, bien que aussi la plus rapide (53 km/heure).

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Je n'essaie pas la version debout pour ne pas me faire mal aux genoux, mais Anaïs finira pro malgré un peu d'appréhension au début.

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Nous passons l'après-midi à essayer de nous débarrasser de tout le sable rapporté. Il faut dire que j'en ai jusque dans les poches (étanches et fermées) de mon pantalon...

Posted by Lucile.P 13:12 Archived in Namibia Comments (0)

Etosha, étape surprise du voyage

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Le parc national d'Etosha, créé comme réserve de chasse en 1907, a été élevé au rang de parc national en 1967. S'il abrite de nombreuses espèces menacées, comme les rhinocéros blancs et noirs ou les guépards, on ne peut y trouver d'hippopotames, de buffles ou de crocodiles par manque d'eau.
Seul un tiers du parc se visite. Il s'agit de la partie située au niveau du pan d'Etosha, lac salé asséché tellement grand qu'on pourrait apparemment le voir depuis l'espace. Malgré cet espace "limité" pour le tourisme, la saison sèche est propice à la rencontre avec une grande partie des habitants du parc, puisqu'ils recherchent les points d'eau qui sont nombreux à être visitables.

Anaïs ayant déjà été deux fois à Etosha, le parc n'était pas au programme à l'origine. Nous avions prévu de nous "contenter" des safaris en Zambie et au Botswana. Or si les léopards se sont souvent montrés, les lions nous ont boudées. Après maintes hésitations et une tentative de programmation de notre temps avec la voiture (tentative car rien ne se passera comme prévu !), nous décidons de nous y rendre.
Le programme change dès le premier jour car nous devons attendre la voiture près de deux heures. Or il y a quatre heures de route minimum entre Windhoek et l'entrée du parc, nous ne voulons pas conduire la nuit et les règles dans le parc sont assez strictes en ce qui concerne la circulation en soirée. Sur conseil d'un guide rencontré à l'hostel où nous dormons à Windhoek, nous faisons donc escale à Outjo, petite ville à une heure environ de l'entrée du parc.

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Nous passons la soirée à jouer aux cartes, si bien que le propriétaire, François-Édouard-qui-ne-parle-pas-français-malgré-ses-prénoms, offre un verre de schnaps pour la perdante. Nous lui répondons que comme nous sommes au milieu de la partie, nous ne savons pas encore qui perd. Il nous fait donc servir un verre chacune. Mon verre finit renversé sur la table suite à un mouvement un peu trop brusque ; ce qui n'est qu'à moitié gênant car la liqueur est infâme...
François revient en fin de partie pour nous offrir cette fois-ci un verre de vin rouge. Fatiguées comme nous sommes, nous essayons de refuser avant de nous retrouver le nez par terre, mais impossible. Deux verres et une bouteille arrivent sur la table... La serveuse remplit les verres déjà bien grands quasi à ras ; nous allons bien dormir ! Il se trouve que le vin est excellent. Nous profitons de ce moment pour discuter un peu avec François avant d'aller nous écraser de sommeil.

Nous sommes réveillées par des bruits étranges autour de nous. Tout le staff nous a un peu fait stresser la veille au soir avec les histoires de cambriolage du côté du camping, je ne suis pas très rassurée. En tendant l'oreille, les bruits ressemblent néanmoins plus à des chevaux de passage qu'à des intrus. Personne n'est là lorsque nous sortons de la tente à part le grand champ qui nous sert de voisin, et rien n'a disparu. Ce devait être un troupeau.

La route pour Etosha se passe tranquillement jusqu'à notre arrivée à l'office de la Namibian Wildlife Reserve (NWR). Ne sachant pas exactement combien de nuits nous souhaitons dormir dans le parc, nous demandons s'il est possible d'étendre le permis a posteriori. La dame en face de nous est plus désagréable qu'une porte de prison et transforme notre permis de 24h en permis journalier quand elle comprend que nous n'avons pas de réservation dans le camping dont on parle. Elle ne nous explique rien et se contente de nous soutenir mordicus que le camp est plein. Il est déjà près de 10h, le parc ferme autour de 17h30 ; si nous devons sortir le soir-même, nous n'avons pas beaucoup de temps et ça revient cher pour une petite journée de safari...
Nous conduisons donc le plus rapidement possible jusqu'au camping, pour vérifier si nous pouvons ou non y dormir. Nous prenons quand même le temps de nous arrêter pour profiter de quelques rencontres locales.

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Une fois au camping, il n'y a aucun problème pour y dormir, il est loin d'être plein ! Il nous suffira de montrer le reçu à la porte pour que notre permis journalier redevienne un permis 24h... Tout ça pour ça !

Nous retrouvons Andy et Melanie, deux Allemands qui étaient avec nous pendant le séjour avec Nomad et nous en profitons pour ne partir qu'à une voiture pour l'après-midi. Nous partons de nouveau à la recherche des lions, en suivant les indications du "cahier des rencontres" qui était en accès libre à l'office de la NWR. Cette fois encore, pas de traces de chat... Mais de nombreux zèbres, springboks, girafes, éléphants, etc. Et en cadeau de fin d'après-midi, les oreilles d'un guépard !

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Nous nous séparons de nos amis en début de soirée et nous rendons au point d'eau situé à côté du camping et accessible à pied. Nous y trouvons une famille rhinocéros occupée à s'hydrater. Le moment est extrêmement paisible, dans le silence malgré la foule, et conclue parfaitement une journée un peu stressante.

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Le lendemain, nous avons jusqu'à 11h environ pour ressortir du parc, mais nous avons pas mal de route à faire pour atteindre notre destination suivante. Nous décidons donc de nous lever tôt et de profiter de la fraîcheur du matin pour chercher les lions avant leur sieste de milieu de journée quand la chaleur accable même les plus braves.

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Nous ciblons nos recherches sur les zones connues pour abriter des lions. Même si nous en avons déjà vues certaines, nous tentons de nouveau notre chance. Alors que nous tournons à une intersection, j'aperçois un camion de safari arrêté sur la route principale que nous sommes en train de quitter. Étant au volant, je demande à Anaïs de guetter ce que le camion observe. Elle me tape soudain le bras et me dit dans un souffle : "Lucile c'est un lion, un gros lion, un vrai lion !" Pas le meilleur moyen de rester concentrée sur la route... Je suis tellement excitée que j'en oublie comment on fait demi-tour ! Je n'ai jamais aussi bien manœuvré de ma vie 😊.

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Au bout d'un certain temps,nous reprenons nos esprits : nous devons sortir du parc ! Tout se passe bien avec les gardes lorsque nous leur montrons que nous avons bien dormi dans le parc, et nous repartons apaisée, et extrêmement heureuse pour ma part.

Posted by Lucile.P 03:17 Archived in Namibia Comments (0)

Windhoek, ou l'Europe en Afrique

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Après la frontière et la traversée du Kalahari namibien, ma première impression dans ce nouveau pays est de me demander si je suis encore sur le même continent... Plus de sable partout, des routes bitumées, des passages piétons et des feux de signalisation : rien à voir avec les autres villes traversées jusque-là, même Vic Falls qui aurait été celle qui s'en rapproche le plus.
Je pense que l'histoire du pays explique, en tout cas en partie, cette modernité. L'influence sud-africaine, qui est elle-même très européanisée, a laissé des traces - dont certaines sont les bienvenues (quel bonheur de traverser la rue sans se demander si on va mourir...) !

Nous quittons Nomad dans le centre-ville et rejoignons notre hostel. La journée a été longue, nous gardons donc notre visite de la ville pour le lendemain. Nous rejoignons la fine équipe de notre tour pour un dîner d'adieu avant de rentrer nous endormir profondément.

Nous nous retrouvons de nouveau seules et c'est repartir pour quelques semaines pendant lesquelles il faudra réfléchir à ce que l'on fait le lendemain. Si je ne suis pas fan des voyages organisés, ils ont au moins le mérite de permettre à ma fibre organisatrice de prendre des vacances.
Notre objectif à Windhoek est principalement de louer une voiture. Nous nous sommes enfin décidées pour la visite du parc national d'Etosha, donc il nous faut prendre la route assez rapidement.
Nous profitons d'un trajet jusqu'à l'agence de location pour nous faire expliquer les tarifs correctement pour faire un petit tour dans Windhoek.

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La ville n'a rien d'extraordinaire, mais je pense qu'elle est agréable à vivre dans son genre. Son plus gros défaut à mon sens est la circulation. En revanche, elle dispose d'un immenssissime magasin de matériel de camping, où nous trouvons sans même chercher notre bonbonne de gaz. Quand je repense à l'aventure que cela a été à Lusaka, pour au final ne pas trouver les bonbonnes au format camping, je suis bien contente que le camping soit chose courante en Namibie.

Notre matériel en poche et notre voiture réservée pour le lendemain, nous grimpons jusqu'au dernier étage du musée de Windhoek (qui soit dit en passant ressemble à une cafetière géante...) pour un verre avec vue.

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Posted by Lucile.P 03:04 Archived in Namibia Comments (0)

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